Constatation n° 2 : La liberté. Frei im freien fall

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lll----Bill, Tom, Georg & Gustav, surtout ce premier, expriment à travers leurs textes, leurs musiques, leur image et même lllleur petite vie pleine de rebondissements un profond désir de liberté. Nous pensons notamment à la liberté de leur choix lllde vie, rêvée musicale au quotidien. Certes, ils ont atteint tous ces enjeux : ils sont fiers d'être adulés chaque soirs dans llldes salles de concerts bondées, de jouer leurs compositions, d'arborer un look extravagant entrant dans les m½urs ou llll'opposé, d'un style rock gothique, les définissant très mal de la part de ces journalistes, à les croire incultes... Tout ceci est lllle fruit d'un travail quotidien, durant plusieurs années, autant dire acharné et de longue haleine. A ce niveau, excusez-lllmoi l'expression, mais je pense qu'ils n'en ont rien à foutre que leur musique soit perçue simplette pour certains, au lllgrand désarroi des détraqueurs qui en font enrager plus d'une, le but étant d'être libre jouer de la musique –bonne si lllpossible ce qui n'est pas toujours le cas, ne soyons pas trop idéaliste, n'est parfait que la perfection : tant mieux pour les lllfans, augmentant la popularité et un temps soit peu l'ego de chacun, tant pis pour le reste, qui fera parler et débattre –pas llltoujours objectivement– d'autant plus.

« Bien, me direz-vous, alors tout est –à peu près– beau et rose ! Les principaux concernés ne seraient pas gênés !»
Oui. Néanmoins, à propos des fans, j'en viens à parler d'une liberté qu'ils ont perdu à cause de la célébrité –on n'a rien sans rien : celle de venir papoter tranquillement avec moi sur un banc, enfin, c'est une façon de dire...
J'insiste sur l'adverbe « tranquillement », et note le fait qu'ils ne puissent pas, ou plus, se déplacer seuls.
Oublions les gardes du corps. Et l'alerte rouge est déclenchée ! Sortez le mégaphone de Bill ! Les fans affluent comme aimantées vers un nord convertis au phénomène Tokio Hotel.
Remarque, même avec les gardes du corps...

lll----La question est plutôt
« Pourquoi ces derniers sont-ils nécessaires, tout comme d'autres équipes de sécurité pour la foule ? »
lllTout simplement parce que ces demoiselles –excusez-moi jeunes hommes, et mesdames, mais étant minoritaires, lllpermettez-moi de faire emporter le féminin, pour une fois, sachant qu'en plus, vous me semblez bien moins concernés lllpar cette constatation– donc ces demoiselles, disais-je, ne savent pas se tenir, être correcte, polie et tout ce qui s'en suit –je lllne dis pas non plus de sortir le grand jeu Prout Prout Ma Chère, vous allez comprendre. Parmi les mouvements de foules, lllentre les débordements et les malaises hystériques, on ne peut rien empêcher seuls, comme des personnes adultes et lllresponsables. Comment voulez-vous qu'une dizaine d'adultes retiennent des adolescentes surexcitées de voir leur lllchouchou. Alors, il faut bien encadrer tout ça ! Et des personnes y sont formées.
lllAvec Tokio Hotel, chaque jour est un évènement, rien n'est calme. Dommage.

Un jour, vous auriez pu les rencontrer, s'amusants avec un caddie dans la superette du coin – pour ça, il suffit de cliquer, bien que ce ne soit plus de leur âge, souvenez-vous en, mais ils sont toujours de grands enfants, alors bon, admettons– les approcher et discuter avec eux, tout en leur demandant gentiment, et un grand sourire jusqu'aux oreilles, un autographe et une petite photo, preuves de votre rencontre.
Mais non ! Impossible ! Voyez-vous donc ! Un ultime cri sera toujours annonciateur de milliers derniers autres.
« Pourtant, ils disent aimer nous entendre crier ?! »
Eh ! Je ne dis pas non plus qu'on ne peut pas les aduler. Ca plait à tout le monde d'entendre hurler son nom amoureusement. D'accord, presque tout le monde. Et je ne dis pas non plus
« Vous ne devriez pas les approcher, et les laisser tranquilles ! »
Ils ont voulu la célébrité, ils en paient le prix –oui oui, mon autre côté sadique. C'est la moindre des choses que de faire plaisir à ceux qui vous ont amenés quelques des plus hautes marches de la gloire. Et de toute manière, c'est humain que d'aller voir la personne qu'on adorerait rencontrer. Moment rare et unique, différent pour chacun. Surtout que même en disant cette phrase, ce serait insensé : je ne vous en empêcherais en rien, encore moins de là haut, et vous êtes tellement bornées... Pire que moi, je crois !

ll----lToutefois, entre crier pendant un concert à la fin d'une chanson –et pas pendant, autre forme d'irrespect– et pousser llltout le monde, tel un barbare, avec la force d'un moustique en colère –ce qui, je vous l'assure, fait pas mal de dégâts– pour lllobtenir un regard de Tom qui en regardait une autre bien moins féroce, il y a une différence ! Nuance. Légère nuance. lllOui ! Très légère, si vous voulez.
lllEnfin bref, il y a une différence quoi !
lllEt, moi, ce que j'en dis... C'est qu'avec votre modération légendaire ou hors du commun –probablement les deux– les lllquatre garçons ne peuvent plus faire un pas dehors sans être sous un tas de filles, ou un tas de gardes du corps –au choix. lllEt le cercle vicieux se met en place. Ne pouvant plus être accessible –et bienveillants envers ces chers et dévoués fans– lllvous vous ruez sur eux à chaque apparition possible. Du coup, ils doivent prendre encore plus de distance, ce qui fait que lllvous avez encore plus envie de les approcher etc... Bref, tout ça pour dire qu'un peu de retenue serait la bienvenue pour llltous afin de retrouver cette liberté cachée dans une prison dorée.
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Au fait, j'ai une petite anecdote à ce sujet.
Je me rappelle, un peu plus tard, quand Devilish était déjà formé, d'une soirée musicale dans un endroit plutôt coté d'une petite ville du coin. Plusieurs groupes y avaient été engagés à la fin d'un concert de deux ou trois chansons chacun. Cependant, aucun d'eux n'avaient vraiment réussi à percer, mais il faut un début à tout et obtenir ne serait-ce qu'une signature d'un petit producteur n'est pas rien. Bien sûr, la rumeur était arrivée aux oreilles des quatre garçons que « nous connaissons ». Malheureusement pour y être invité, c'était une autre paire de manches... qu'ils n'obtinrent pas. Et déjà, ils avaient cette ambition, cette obstination, et cette envie d'aller de l'avant : ils s'invitèrent. Je ne sais par quels moyens ils réussirent à entrer à la soirée. Mais ils avaient pris leur liberté et leur destin en main.
Lorsqu'ils arrivèrent sur scène, ils ne furent pas très appréciés par les autres groupes, bien décidés à ne pas se faire voler la vedette, au cas où. C'était une chance en moins pour ces jeunes. Pour les Devilish, peu importait ce que l'on pensait d'eux, ils allaient même aux endroits où ils n'étaient pas désirés.
Et ainsi, comme vous le devinez, David Jost les rencontra avec beaucoup de chance. Ce fut quelques soirs plus tard, à un autre petit concert qu'il les engagea. J'étais là...

l----llJe sais aussi qu'un tatouage et quelques interviews sont révélatrices de ce désir perdu.
lllSimplement parce que Freheit89 sur le bras de Bill n'est pas là par hasard. Il suffit de lire, c'est plutôt explicite.
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Constatation n° 2 : La liberté. Frei im freien fall

# Posté le jeudi 28 août 2008 08:58

Modifié le mercredi 08 juillet 2009 10:25

-----Chapitre 3

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Une voix, une guitare, vers l'inconnu.
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Unknown


----Les vacances passèrent, Noël passa, le Jour de l'An passa... Un mois. Et je n'avais pas rendu visite aux jumeaux, comme je me l'étais promis d'une certaine manière. Je restais seule, mes amis m'avaient abandonné pour je ne sais quelle raison. L'amitié m'avait toujours trahie de toute manière... Et ça n'allait pas s'arrêter là, mais ça, je vous en parlerai plus tard.
En fait, si. J'avais une amie. Une amie qui disait de jolis mots, parfois violents mais toujours véritables. Elle me faisait sourire, me consolait, mais jamais ne me jugeait. Et le mieux dans tout ça, c'est que cette amitié était palpable et praticable : la Musique. Depuis mon enfance, je jouais du piano, et ce n'est pas le déménagement qui me retira mes habitudes. Je continuai d'étudier dans une école de musique ce noble instrument aux couleurs de l'ancien temps.J'y avais rencontré quelques personnes entre deux cours, et au concert du Noël. Tous paraissaient gentils tellement ils étaient souriants et heureux d'avoir la même passion que moi. Pourtant, je n'avais pas encore trouvé le courage de les aborder. Et la chance ne se présente pas deux fois comme cette heure de permanence déjà lointaine... Pff. Quelle chance d'ailleurs !? Celle d'avoir été déçue par deux garçons finalement trop normaux. Ou trop bizarres ?
J'arrêtai de penser à eux, c'était inutile, et j'avais bien d'autres chats à fouetter, comme ce soir.
Oui, ce soir, j'avais une audition dans un petit bar du coin, et je commençais à stresser. Ce serait la première fois que je jouerai en dehors de la horde de parents d'élèves, grinçant des dents derrière un grand sourire cachant et luttant contre les horribles sons des violons premières années. J'aurais un public, qui ne sera bien sûr pas là pour moi et mon niveau médiocre en piano, mais c'était tout de même mieux que rien et surtout, je me ferais plaisir.

----J'entrai dans la salle effervescente entre la chaleur ambiante, les voix rauques des habitués et les verres entrechoqués. Je savais qu'on m'appellerai quand ce serait mon tour. Je m'assis donc à une table dans un coin du bar, près de la scène,accompagnée de mon père. Ce lieu n'était pas vraiment fait pour les jeunes filles de mon âge à vrai dire. Deux groupes inaugurèrent la soirée sous quelques applaudissements discrets, un guitariste enchaina...
Et ce fût mon tour.

----Mes doigts étaient glacés, mon c½ur battait la chamade et ma gorge me piquait. Toujours ce même phénomène lorsque je montais sur scène. Le pire était bien ce dernier symptôme. Une irrésistible envie de tousser me prenant pendant tout le morceau, et je ne pouvais que la réprimer, les yeux larmoyant, et les joues rougissantes.
Ouf, c'était fini. Je relevai les yeux vers mon public, vaquant toujours à ses occupations, qui me témoignait de quelques vagues applaudissements. D'autres furent plus virulents et je tournai ma tête vers ceux-ci, en même temps que je commençais à me lever.
Et là... je ne pus que me rassoir, les yeux ronds, les bras tombants.
Rapidement, je me levai vraiment cette fois et retournai vers mon père, qui était tout sourire. Moi, j'avais le visage fermé comme une huitre et discrètement je regardais du coin de l'½il les deux énergumènes qui m'avaient mis dans cet état là. L'un les cheveux noirs, les yeux cernés de la même couleur, le visage blanc comme le marbre. L'autre, le visage éclatant à la lumière tamisée, des cheveux épais retombant sur ses épaules, plein de vie...

- Ça va chérie ? Tu veux qu'on s'en aille ? dit la voix inquiète de mon père, dont le sourire s'était rapidement effacée devant ma mine dépitée.
Je secouai négativement la tête et me leva tout à coup, me dirigeant vers la table de mes spectateurs improvisés.
Je n'eus pas le temps de leur demander quel était tout ce cirque que Tom me dit :

- Wow, c'était pas mal du tout !

----Son jumeau acquiesça légèrement de la tête. Ces quelques mois passés ne l'avaient pas changé de sa froideur habituelle, cependant son léger sourire me réchauffa le c½ur, montrant qu'il était sincère. Une minuscule démonstration de sympathie que personne n'aurait perçue mais je commençais à connaître le loustic, et ce geste n'était pas rien de sa part !
Je baissai les yeux, intimidée par leurs compliments, d'autant plus que j'étais consciente d'avoir quelques fautes, éternelle perfectionniste que je suis.
Le dreadeux me tendit une chaise, que je ne refusai pas.
Pourtant, je ne restai pas longtemps en leur compagnie. Sur le coup je ne compris pas pourquoi ils se levèrent quand moi, je venais juste de poser mes fesses. Mais lorsque je les vis monter sur scène, les mots résonnant dans le micro me revinrent à l'esprit. "Et maintenant, accueillons chaleureusement nos habitués, Bill et Tom Kaulitz !"
Un regard surpris s'installa sur mon visage, qui se fendit quelques secondes plus tard par un sourire curieux. Je me laissai aller le long du dossier et écoutai.

----Bilingue, je n'eus aucun problème à comprendre leurs paroles. Leur musique n'était pas des meilleures, que ce soit au chant ou à la guitare, mais elle me transportait dans un autre monde. Et cet autre monde résidait dans les paroles. C'était le texte le plus profond, le plus vivant, le plus touchant que je n'avais jamais entendu dans ma courte vie. Je pus gouter à loisir à la voix de Bill. Elle était plus aiguë que ce que j'en avais imaginé. Et j'aimais ça. Elle était différente de toutes les autres. Quant à Tom, il était au delà des frontières, plongé dans ce magnifique univers, comme s'il n'était bien qu'en ce lieu imaginaire.
Il en ressortait un intense partage entre eux et le public.
Ces quelques minutes, les premières où je les entendis jouer, resteraient graver pour l'éternité dans ma mémoire.
La preuve, aujourd'hui, je vous en parle là d'où je suis...

----Finalement, ils revinrent à mes côtés, sous les applaudissements de la salle. Personnellement, j'avais oublié de le faire, tellement ils m'avaient fasciné. Vous savez, comme la première que je les avais vu, qu'ils m'intriguaient tant. Ils avaient réussi à me faire retrouver cet étonnement face à eux.

Tom :
- Alors ? Qu'est ce que t'en dis ?
Pauline :
- Eu.. Ben ouai ! C'était pas mal du tout !
Tom :
- Allez, avoue ! Vue ta tête, t'es subjuguée !
Bill :
- Arrête de dire des conneries, Tom. Il nous manque vraiment un bassiste et un batteur.

----Maintenant qu'il le disait, il était vrai que leur duo était un peu creux. Ce n'était pas une fin en soit. Bien que les paroles le soient, la musique manquait quelque peu de profondeur. De rythme aussi, même si Tom essayait de gratter quelques variantes. Une basse et une batterie y aurait de suite remédié.
Un silence s'installa, brisé par quelques rires tonitruant.
Je vis mon père m'observer du coin de l'½il, sûrement inquiet que je traine avec ces deux énergumènes, au look peu avenant.
D'un coup, je lâchai :

- Eum... Je... Je crois que je peux vous aider.

-----Chapitre 3

# Posté le samedi 20 septembre 2008 14:20

Modifié le mercredi 08 juillet 2009 10:24

Constatation n° 3 : Les extrêmes des préjugés. Lass Uns Hier Raus

Constatation n° 3 : Les extrêmes des préjugés. Lass Uns Hier Raus
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Parce que malheureusement derrière la musique, il s'en passe des choses à propos des Tokio Hotel. Et pas des plus réjouissantes. Au moins, on ne peut pas dire qu'ils n'auront pas fait naître de sentiments dans le monde entier. De la haine à l'idolâtrie, il y en a pour tous les goûts ! Comme vous envers moi, dans quelques temps...
Tout d'abord, ce fût le choc. Le choc de voir qu'il pouvait exister des personnes aussi excentriques. Encore que, seul Bill semble être visé par ce qualificatif. Voir Tom. Mais derrière l'androgyne, tout le groupe gagne une réputation de groupe gothico-romantique. Gné ? Ca existe ? L'inexactitude des médias... C'est la dure loi des préjugés.
Tiens en parlant de préjugés ? Vous vous rappelez, au début, beaucoup ce sont dit que jamais, au grand jamais, ils ne pourraient écouter ce genre de personnes si... différentes. Et oui, les gens différents, oust ! Faut en parler, mais seulement en secret. Surtout qu'une fois remis du choc, il y a eut deux parties. L'une qui les adorait. L'autre qui les détestait. Et les mots ne sont pas encore assez forts...
On vit les scènes d'hystéries se multiplier. On vit des jeunes filles en pleurs. On vit un extrême.
On vit des gens se liguer contre elles. On vit des insultes pleuvoir. On vit un autre extrême.


Pourtant, bien trop souvent, on oublie que parmi tout ça, il a un juste milieu. Et que ce juste milieu pâti des extrêmes. De mon petit nuage, je vous ais observé vous déchirer pour les quatre garçons au succès fulgurant. Et ce que j'y ais vu, c'est que les personnes les plus discrètes et les moins gâtées, musicalement parlant, étaient bien souvent celles à qui il faudrait faire attention. Les plus satisfaites en veulent toujours plus, font des pétitions à tout va. Ce qui fait que lorsqu'une pétition valable est proposée, elle ne vaut plus un clou.
Quand aux « antis » comme vous les appelez, ils ne semblent avoir que l'image des ces « fans » inassouvis. Le problème étant que les gens ne regardent pas plus loin que leur bout de leur nez. Et voient ce qu'ils veulent bien voir, surtout. Une personne normale appréciant le groupe devient alors une hystérique. Plutôt réducteur non ?
Et tout ça, pour un simple groupe voulant simplement vivre de sa passion.
M'enfin, on ne change pas le monde en quelques lignes. Comme je l'ai déjà dit, c'est la dure loi des préjugés et de la modestie !
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# Posté le lundi 06 juillet 2009 08:11

Modifié le mercredi 08 juillet 2009 10:32